Le Monde au Congo (LMC) : Les défis énergétiques au Congo

sam 16/02/2019 - 07:05
 

La première soirée LMC organisée en partenariat entre les associations sans but lucratif Kandindi et Mahali Business Plateform a été lancée vendredi 15 février 2019 en présence d’une vingtaine de participants.

Les échanges dans la cour du restaurant « Kinous » étaient animés, ce qui laissait déjà entrevoir une belle soirée en perspective. C’est à 20h00 que les discussions ont démarré, après que tous les invités se soient servis au buffet du jour.

L’hydroélectricité en question.

Les discussions ont pris une dimension particulière à ce niveau, démontrant la totale perte de confiance en cette source d’énergie, symbolisée en RDC par la SNEL. Un constat d’échec total a été établi sans conteste. Et quand bien même le programme de réhabilitation et de renforcement du réseau a été évoqué, fort peu de participants y ont adhéré. La longue marche jonchée de désagréments divers dans la fourniture électrique par la SNEL a laissé des traces profondes, et cela s’en ressent. Par ailleurs, l’urgence quant à l’accès à l’énergie électrique et la place centrale qu’elle occupe dans la vie, balaient instantanément toutes les prévisions gouvernementales qui malheureusement, n’offrent aucune solution à court terme.

Dans l’entretemps, il est ressorti que la majeure partie de la production énergétique est demandée par les miniers du Katanga, qui en ont besoin pour booster leur production. La SNEL donc, destine la majeure partie de sa production à ces gros clients.

Inga 1, 2, 3 … Grand Inga. Pourquoi livrer de l’électricité au bout du continent quand la RDC comporte encore autant de poches noires ? Cette question qui a suscité de chaudes discussions a abouti finalement à la conclusion selon laquelle il faudrait redéfinir la destination de la production énergétique. Le développement de microcentrales serait une solution idéale pour le pays, et Inga serait alors dédié à la commercialisation hors pays.

L’écologie dans tout cela ?

En principe, elle ne devrait pas en pâtir. Car les eaux déviées vers les barrages reviendraient dans le lit des cours d’eaux exploitées en aval.

Sur la question de l’éolienne, seuls deux sites sur l’ensemble de la République sont propices à l’exploitation de cette énergie. Le solaire en retour, est aujourd’hui envisagé comme énergie d’appoint, en utilisation mixte avec l’hydroélectricité, pour une amélioration de la desserte à plus ou moins court terme.

Avec la démocratisation du solaire et le développement technologique lié à son exploitation, l’utilisation mixte de ces deux sources d’énergie serait la solution idéale, en tout cas plus que le gaz, qui décidément a grand mal à entrer dans les habitudes du pays. Essentiellement parce qu’au gaz est attachée un niveau de risque estimé élevé.

Terminée à 21h15, les participants ont demandé à connaître le thème de la prochaine session, afin de s’inscrire car les places sont limitées. On sait déjà qu’elle parlera des banques.

A. Djate

 

Derniers articles

« VIVALOV », c'est ouvert !

« VIVALOV » est un hommage à Nicolaï Ivanovitch Vavilov, généticien et botaniste russe mort en 1943. Anticipant les menaces pesant sur la biodiversité et les générations futures, il consacra sa vie à…

Le Monde au Congo (LMC) : Les femmes et l'entrepreneuriat en RDC

Le Monde au Congo a organisé sa deuxième rencontre vendredi 29 mars 2019, sur le thème « les femmes et l'entrepreneuriat en RDC », sous l'égide de Kandindi et Mahali Business Plateform. A cette…

Le Monde au Congo (LMC) : Les défis énergétiques au Congo

La première soirée LMC organisée en partenariat entre les associations sans but lucratif Kandindi et Mahali Business Plateform a été lancée vendredi 15 février 2019 en présence d’une vingtaine de…